A l'approche du 1er juin, date officielle du debut de la saison cyclonique dans l'Atlantique Nord, les premiers bulletins de previsions pour 2026 apportent des nouvelles plutôt rassurantes. Pour la première fois depuis 2017, les grands organismes de reference annoncent une activite en dessous de la moyenne dans le bassin Atlantique et Caraïbes.
Ce que disent les previsions
Deux instituts font reference en matière de previsions cycloniques. Leurs chiffres pour 2026 convergent vers une saison modérée :
- Colorado State University (CSU) : 13 tempêtes tropicales, 6 ouragans et 2 ouragans majeurs (catégorie 3 ou plus). Cela représente environ 75 % de la moyenne historique (14 tempêtes, 7 ouragans, 3 majeurs).
- AccuWeather : entre 11 et 16 tempêtes nommées, avec 3 à 5 impacts directs prévus sur les côtes américaines.
Ces projections placent la saison 2026 nettement en retrait par rapport aux années récentes, qui avaient connu une activité soutenue voire exceptionnelle.
Pourquoi cette accalmie ?
Le principal facteur avancé par les spécialistes est le développement d'un El Niño modéré à fort dans le Pacifique, attendu pour l'été et l'automne 2026. Ce phénomène climatique a un effet direct sur l'Atlantique : il renforce le cisaillement des vents en altitude, ce qui perturbe la formation et l'intensification des ouragans.
AccuWeather évoque même une probabilité d'environ 15 % qu'un « super El Niño » se développe, ce qui pourrait fortement réduire l'activité en fin de saison (octobre-novembre).
Autre élément : les eaux de surface de l'Atlantique Est sont actuellement légèrement plus fraîches que la normale. Or, c'est précisément dans cette zone que naissent les ondes tropicales qui menacent les Antilles. En revanche, l'Atlantique Ouest reste plus chaud que d'habitude, ce qui pourrait favoriser quelques phénomènes localisés.
Ce que cela signifie pour Saint-Martin
Des previsions favorables ne signifient jamais zéro risque. L'histoire de Saint-Martin en est la meilleure preuve : un seul ouragan bien positionné peut avoir des conséquences majeures, quel que soit le bilan global de la saison.
La saison officielle s'étend du 1er juin au 30 novembre, avec un pic statistique entre mi-août et mi-octobre. C'est durant cette fenêtre que la vigilance doit être maximale.
Se preparer avant le 1er juin
La Préfecture de Saint-Martin rappelle chaque année les gestes essentiels. Voici les préparatifs à anticiper avant le début de la saison :
- Eau et nourriture : prévoir au minimum 3 jours d'autonomie en eau potable (2 litres par personne et par jour) et en conserves alimentaires.
- Équipements : lampes torches, radio à piles, chargeur portable, trousse de premiers soins et médicaments essentiels.
- Logement : nettoyer les gouttières, vérifier la toiture, identifier les volets ou panneaux de contreplaqu├® pour protéger les fenêtres.
- Documents : mettre en lieu sûr les copies de pièces d'identité, contrats d'assurance et numéros d'urgence.
Des sirènes d'alerte sont installées à Marigot, Quartier d'Orléans et Grand Case. Le système FR-Alert envoie également des notifications sur les téléphones portables en cas de danger imminent. Pensez à vérifier que votre appareil est configuré pour les recevoir.
Ce qu'il faut retenir
La saison cyclonique 2026 s'annonce moins active que ces dernières années, principalement grâce à l'influence d'El Niño sur l'Atlantique. C'est une perspective positive pour Saint-Martin et l'ensemble des Antilles. Mais cette accalmie prévue ne doit pas conduire à relâcher l'attention. Dans les Caraïbes, la préparation reste le meilleur réflexe, quelle que soit la tendance annoncée.